• Mardi 15 mai

Après l’épreuve de la tempête, 2 doliprane, une soupe chaude et une bonne nuit… l’équipe redécolle dans la matinée un peu fourbue tout de même !

Solenne me dit que cette journée est plus « tranquille » : « on a fait un peu plus de chemin dans la vallée du coup…mais on a bien marché » Oui, avec 1 100 m de dénivelé…positif, évidemment, une broutille !

Au fil des villages, Solenne et Mélanie achètent leur pain, se réapprovisionnent en eau. Elles s’arrêtent même quelques instants chez un aubergiste où elles achèteront, luxe suprême : du Nutella et des petits gâteaux (un peu périmés selon leurs dires !). L’aubergiste est, du reste, fort sympathique et discute avec elles…il a travaillé en Argentine pour une ferme qui possédait 40 chevaux !

Le soir, elles trouvent un petit hameau perdu, au bout de 7 km de piste…à 1700m d’altitude…tu parles d’un fond de vallée, ouais ! Le vent s’est levé très fort et c’est contre le mur d’une maison qu’elles plantent les sardines, histoire d’être un peu à couvert ! Petit lavoir à proximité du campement…l’endroit est tout à fait magnifique !


  • Petit feed-back sur lundi matin …avant la tourmente des hauteurs !

Mélanie arrive à 11h par le bus du village. Mais point de Solenne pour l’accueillir…Où est-elle passée ?…

Pour faire plaisir à sa petite sœurette, Solenne est gentiment partie en quête d’une petite épicerie pour acheter baguettes, confiture et pains au chocolat… (c’est t’y pô mignon tout plein ça ?…moi je crois que c’était surtout pour ménager Méla psychologiquement le premier jour ! ;-)) …
Oui, mais voilà , portes closes elle trouvera ! Un charmant monsieur qui passait par-là, s’arrête et lui demande :

« Qu’est-ce que vous vouliez acheter ? »…

-Oh, pas grand chose, c’est pas grave….heu…

-Bon, ne bougez pas je reviens, vous ne bougez pas…hein ?

-Heu, non, non… (oups, le bus de Méla !)

Le brave monsieur revient 5 min plus tard…avec 2 pots de confiture (orange et cerise), du fromage, du lait et même du sucre pour Ousbeck !…
Que j’aimerais être à leur place parfois…pas pour la confiture bien sûr !…Mais pour tous ces gens formidables qu’ils croisent et rencontrent sur le chemin …Qui a dit que nous vivions dans un monde de brute ?

Allez, on continue… Solenne donc, arrive en retard à l’arrêt du bus…et point de Mélanie en vue ! Ca tourne pas un peu en rond cette histoire ?
Clé du mystère : à sa descente du bus, Mélanie voit un 4/4 s’arrêter à sa hauteur :
« Vous êtes la sœur de Solenne ?

- …heu oui…. dit-elle (un peu –beaucoup surprise quand-même !)…

- Si vous voulez je vous emmène où Solenne a campé … »
C’était Patricia : la maman de Steeve et Kim, la propriétaire des Mérens…(voir le billet précédent si les troubles de mémoire persistent !) .

Voilà pour l’anecdote du matin…la suite, on la connaît !