Mercredi 16 mai

500 m de dénivelé positif et 900m en négatif pour aujourd’hui…(les montagnes russes depuis quelques jours en somme !).
Une journée assez paisible pour reposer un peu Ousbeck.. Ils stoppent leur progression vers 15h30 dans un village un peu fantôme (encore un !).

  • Au cours de l’habituel petit tour des lieux, ils croisent un groupe de quelques randonneurs (que des garçons, très important pour la suite !).

Ces derniers cherchent de quoi manger, les réserves sont apparemment à sec et, léger problème, les premiers commerces sont à 18 km du village.
Ils entament une discussion avec Solenne et Mélanie qui va vite les irriter…mais il vaut mieux en rire !

« Ouais,… pour vous c’est plus facile, vous avez un porteur (Bebeck !)… Nous, regardez, on a des vêtements respirants, des trucs techniques, hyper légers… »

Et patati et patata… le parfait discours de gracieux « mâles » peu prétentieux, très ouverts et n’éprouvant aucune forme de sexisme à l’égard de leurs interlocutrices, bien sûr…un échange en toute complaisance !

Solenne et Mélanie, ayant à peine senti ce vent de sous-estimation de leur personne, leur demandent, en toute innocence…

« Et sinon, vous êtes partis depuis quand ?… »

Ah, oui, depuis lundi…et pour une semaine…ah, oui, d’accord…Et vous dormez en gîte, d’accord…autonomie zéro,…hum…hum…et votre itinéraire est préparé au kilomètre près …oui, c’est sûr faut tomber pile sur les gîtes…oui, oui…

Bon allez, je crois que tout le monde a bien compris la situation, c’était l’essentiel… ;-) !

  • Notre « vraie » équipe trouve, peu après, un « vrai » monsieur sympathique qui tond l’herbe d’un camping encore fermé (c’est la série !). Mais il leur ouvre volontiers une parcelle pour la nuit avec électricité, chaises, tables…et arrête de tondre pour Ousbeck ! De plus : « Le camping c’est cadeau…vous venez de trop loin pour que je vous fasse payer quoi que ce soit ! ».

  • Pendant que Mélanie installe le camp, Solenne part à la recherche de granulés pour Ousbeck. et peut-être aussi de quelques vivres pour elles deux..

Elle commence donc par faire du stop et retrouve nos « charmants » randonneurs, installés sur la terrasse d’un bistrot. Ils ont passé commande pour leurs courses à des gens qui descendaient et attendent flegmatiquement. « Mais franchement, ça vous complique pas de voyager avec un cheval ?… » Grrrc’est reparti ?…Non, le ton semblait plus obligeant…bref…

Solenne trouve une voiture qui la descend à 6 km, mais rien. Elle arrive à se faire conduire plus bas (à 18km). Elle repère une coopérative, malheureusement fermée. Elle se résout donc à demander si les gens ont des chevaux…

« Oui, là, voyez, ce pré, y’a bien des chevaux, vous n’avez qu’à attendre que quelqu’un vienne les nourrir et vous demanderez… » oui, oui, en effet, c’est une possibilité, mais bon…en fait non, hein…

Finalement, après avoir aussi fait quelques courses, elle va trouvé une personne possédant du grain. Le jeune fils de cette personne emmène donc Solenne charger son sac et là il lui demande : « C’est vous qui venez de Nice ? »…Comme ça, au milieu de nulle part,…heu oui, oui, mais comment tu le sais ?
Il fréquente, en fait, le même collège que Steeve et Kim (les enfants de Patricia, les Merens…allez, allez on travaille sa mémoire !). Ca c’est rigolo, mais ce n’est pas fini…

Soso repart, tous ses sacs à la main, pour faire du stop. Un homme s’arrête et lui demande…« C’est vous qui venez de Nice ? ».
Alors, là, c’est fort, en l’espace de 10 min ! Vous vous souvenez de l’aubergiste de mercredi ? Et bien, il a discuté d’elle avec son plombier…qui est justement en train de remonter Solenne en voiture…. !!
Solenne n’en revient pas, c’est un peu surréaliste mais surtout très comique !